Mer Rouge – Eau bleue : à la découverte d’un livre épatant !

Présentation du livre Mer Rouge - Eau bleue

Enfin !

Ça y est : j’ai enfin reçu mon exemplaire du livre Mer Rouge – Eau Bleue et je ne suis pas déçu. Connaissant Florence et Frédéric, je me doutais bien que leur livre allait être très sympa mais là, j’ai été bluffé. Depuis deux semaines, je le feuillette, m’attardant un jour sur les photos et un autre sur un dossier. Et je pense maintenant pouvoir donner un avis assez argumenté sur « la bête ». Alors oui, il ne sera pas totalement impartial car j’ai modestement apporté ma pierre à cet édifice, mais mon dossier ne fait que 6 pages alors que le livre plus de 230… J’ai donc eu le plaisir de découvrir une très grande partie de son contenu !

Un premier survol

Ce qui m’a d’abord impressionné, c’est le côté immersif des photos. Par le cadrage et le traitement naturel des images, on se retrouve à observer chaque scène avec l’œil du photographe. On se projette ainsi en snorkeling face à un platier foisonnant de vie, ou en grande profondeur au bord d’un abîme insondable. On suit ici une murène serpenter dans les coursives du Thistlegorm ou l’on observe là une pseudorque éclabousser de son saut l’étrave du bateau. Et ça fait un plaisir fou ! Etant passionné par la photo, je ne mesure que trop bien le talent qu’il faut, pour réussir cette fragile alchimie : pouvoir s’effacer face à son sujet et emmener avec soi le lecteur dans son voyage ou ses rêveries.

Le désert noir

Des dossiers affutés

Mais outre les superbes photos, le livre Mer Rouge – Eau bleue rassemble à travers ses dossiers thématiques un nombre impressionnant de connaissances sur cette région du globe. Que ce soit dans les domaines de la géologie, de la paléontologie ou de la biologie, des experts dressent un portrait saisissant de cette mer. A l’image d’un récif, le livre foisonne d’informations étonnantes et ludiques, avec aussi des témoignages émouvants sur les débuts de la plongée en Mer Rouge.

Un dossier sur les herbiers de la Mer Rouge

Entre rêve et voyage

La seconde partie du livre présente dans un beau carnet de voyages les destinations phares de la plongée en Mer Rouge. Frédéric nous fait (re)découvrir des sites bien connus ou encore mystérieux et ses réflexions nous guident dans l’espace et le temps.
Vous l’aurez compris, j’ai adoré lire ce livre et je suis très fier d’avoir pu y participer. Florence et Frédéric ont orchestré brillamment un livre choral où les points de vue des différents auteurs apportent un éclairage fascinant et parfois décalé sur cette mer que nous aimons passionnément.
Alors si vous êtes convaincus, c’est par ici que ça se passe.

Ajout d’un nouvelle galerie d’images sur mon voyage aux Moluques

Je viens d’ajouter une nouvelle galeries de photos prises lors de mon voyage aux Moluques (Indonésie) en Novembre 2018.

Fluorescent moray eel photography (Gymnothorax javanicus).
Raja Ampat, Maluku, Indonesia.

Photographie de fluorescence d’une murène de java (Gymnothorax javanicus).
Raja Ampat, Moluques, Indonésie.

Mer Rouge – Eau bleue : le livre

J’aimerai vous présenter ici le beau livre “Mer Rouge Eau Bleue”. Sous l’impulsion de Florence Masiero et Frédéric Bassemayousse je participe, depuis quelques mois, à l’aventure de ce beau livre sur la Mer Rouge. C’était un super travail d’équipe auquel ont collaborés quelques grands noms de la plongée comme par exemple les océanographes Véronique et François Sarano. J’ai pour ma part travaillé sur un dossier sur la fluorescence en photographie sous-marine. Connaissant bien Frédéric qui est un ami mais aussi un talentueux photographe pro, je peux vous assurer que les photos de ce livre sont magnifiques et certaines tout bonnement exceptionnelles.
Nous abordons maintenant la dernière ligne droite avant l’impression et nous avons lancé un financement participatif qui nous a permis d’aller jusqu’au bout. L’objectif de 200 préventes est déjà atteint et nous sommes très heureux d’avoir déjà pu franchir ce cap : ça nous donne du baume au cœur !
Si vous êtes intéressés, vous pouvez acheter ce livre. Si vous avez des amis qui pourraient aussi être intéressés par un beau livre sur la découverte de la Mer Rouge (pas uniquement en sous-marin mais aussi sous un angle humain, historique et géologique), n’hésitez pas à leur transmettre ce message. Cela aidera ainsi les auteurs à avancer sereinement les fonds pour avoir un volume d’impression suffisant pour assurer l’équilibre financier de cette belle aventure.

Lien pour acheter ce livre: https://www.mi-air-mi-eau-photo.com/livre-mer-rouge-eau-bleue-boutique?fbclid=IwAR00fwEJr-mt-Gp4ExtNanjVyl4_SgnB-O02NfLX_rQAIQFQe2gV4oEF5dw

 

Nouveau design pour ma page web !

J’ai complétement redesigné ma page web principale Pierre Lobel. Le design précédent était resté inchangé depuis euh… le siècle dernier ca ne nous rajeunit pas 🙂 … Bref dans la foulée j’ai aussi redesigné ma page de présentation. Il me reste les voyages et les photos… Ces 2 pages contiennent beaucoup d’infos et leur migration va prendre plus de temps.

Traiter les RAW (et les SuperRAW) de la DxO ONE avec DxO Connect

DxO Connect est un logiciel fourni gratuitement par DxO. Il permet de dérawtiser les RAW et les SuperRAW produits par l’appareil photo DxO ONE (et uniquement cet appareil !). Ce logiciel fonctionne sur PC (à partir de Windows 7) et sur MAC (à partir de OS X 10.10).

DxO Connect sur PC

DxO Connect sur MAC

Note : je donne ici les liens directs mais le site Web de DxO étant susceptible d’évoluer, si les liens ne fonctionnent plus, vous devrez aller directement sur le site web de dxo dans la section « Support » pour retrouver leur équivalents réactualisés.

Qu’est-ce que le RAW et la dérawtisation ?

En guise de petit cours de rattrapage, je glisse ici quelques notes concernant le RAW que j’ai présenté dans mes articles précédents :

Qu’est-ce que le SuperRAW ?

Le SuperRAW est un format propriétaire à DxO. Lorsqu’on prend une photo avec sa ONE en SuperRAW, le fichier généré a une extension .DXO et contient l’équivalent de quatre images RAW prises de façon très rapprochées avec la même exposition. Seuls les dérawtiseurs DxO que sont Optics Pro et Connect sont capables de « moyenner » ces quatre images afin de générer une image résultante dont le bruit numérique aura été fortement réduit. L’intérêt de prendre des photos en SuperRAW concerne donc plus spécifiquement les photos prise en haute sensibilité (à hautes valeurs d’ISO) et en conditions de basses lumières. Dans tous les autres cas, je préfère rester en RAW “simple”, qui est largement suffisant et beaucoup plus léger, aussi bien en temps de calcul qu’en encombrement sur disque ainsi qu’en rapidité de prise de vue.

Rapide tour d’horizon de DxO Connect

DxO Connect est donc un logiciel fourni gratuitement par DxO qui va dérawtiser les fichiers RAW ou SuperRAW de votre DxO ONE. Une fois installé par vos soins, dès que vous brancherez votre ONE sur le port USB de votre PC ou de votre MAC, DxO Connect va automatiquement se lancer et vous proposer d’importer les photos présentes sur la carte mémoire de votre ONE. DxO Connect intègre des algorithmes utilisés par le dérawtiseur DxO Optics Pro adaptée à la DxO ONE. En particulier, l’image JPEG produite par DxO Connect va bénéficier de :

  • l’algorithme améliorant la clarté de l’image par application du mode “Clearview” d’Optics Pro
  • l’algorithme réduisant le bruit numérique de l’image. Deux modes sont proposés :
    • le mode “Faster” correspondant à la réduction de bruit de type “HQ” d’Optics Pro
    • le mode “Better” correspondant à la réduction de bruit de type “Prime” d’Optics Pro. Ce mode nécessite plus de temps de calcul que le mode précédent, mais le résultat obtenu devrait être meilleur, surtout si la photo a été prise en condition de basse lumière (photo de nuit par exemple).

Les différents niveaux de réglages appliqués sur ces algorithmes sont choisis automatiquement par DxO Connect.
Si vous avez l’habitude d’utiliser DxO Optics Pro ou Lightroom, il faut savoir que DxO Connect est aussi conçu pour apparaître en tant que plugin d’importation, de façon à s’intégrer à votre chaîne normale de traitement des photos. L’importation permettra au RAW (ou au SuperRAW) d’être ouvert dans votre dérawtiseur préféré.

Dans quels cas utiliser Connect ?

Si vous n’avez pas DxO Optics Pro, Connect va vous permettre de générer très simplement une image JPEG à partir d’une photo prise en RAW ou en SuperRAW. L’intervention de l’utilisateur se réduit à choisir le type de traitement de bruit (“Faster” si vous êtes pressé ou si vous n’avez pas d’ordinateur avec une grande puissance de calcul, “Better” si vous souhaitez obtenir le meilleur rendu possible), et c’est tout. Vous voyez donc que l’utilisation de Connect a été simplifiée au maximum.

Pour aller plus loin…

Si par contre vous souhaitez avoir une prise en main plus complète sur le processus de dérawtisation, vous devrez alors traiter les RAW sur un dérawtiseur tel que DxO Optics Pro par exemple. Il faut savoir que les RAW générés par la ONE sont d’extension .DNG qui est le format “ouvert” compatible avec la majorité des dérawtiseurs du marché. Le traitement manuel des fichiers SuperRAW (d’extension .DXO) est par contre restreint aux seuls logiciels de DxO (soit Optics Pro et Connect) parce que ce format est propriétaire à DxO.

Vous pourrez néanmoins forcer l’ouverture d’un fichier SuperRAW sur Lightroom par exemple, mais il faut savoir que vous ne pourrez dans ce cas traiter que la première des quatre photos RAW présentes dans le fichier : l’intérêt de shooter en SuperRAW plutôt qu’en RAW est donc inexistant si vous souhaitez traiter un SuperRAW avec un autre dérawtiseur qu’Optics Pro ou Connect.

A propos de l’auteur : je suis ingénieur en informatique et j’ai travaillé pendant 3 ans  chez DxO sur le micrologiciel de la DxO ONE. Je pratiquais la photo bien avant d’être embauché chez DxO et je continue toujours à la pratiquer aujourd’hui. Je fais essentiellement de la photographie animalière et de nature, et plus spécifiquement de la photographie sous-marine. Mon passif sur le sujet s’étoffe avec le temps : j’ai “commis” quelques publications dans des magazines photos et j’ai été sélectionné (et parfois lauréat) dans plusieurs concours prestigieux comme celui du festival de Montier en Der ou celui de Namur ou encore le “European Wildlife Photographer of the Year” – GDT.

Utiliser sa DxO ONE en plongée sous-marine : la balance des blancs

Après vous avoir présenté mes conseils sur les paramètres à utiliser pour la photographie sous-marine avec votre ONE, je vais m’attarder ici sur la gestion de la balance des blancs.

Correction de la balance des blancs en prise de vue sous-marine

Le dernier firmware de la ONE intègre une correction automatique de la balance des blancs lors des prises de vue sous-marines. Pour installer ce dernier firmware, je vous propose de suivre le tutorial que je référence dans mon précédent article (à l’étape 1).

Il faut savoir que l’élément liquide agit comme un filtre sur les teintes rouges. Plus on s’enfonce sous l’eau, plus on perd du rouge, ce qui donne aux photos sous-marines cette prédominance de tons bleus. C’est pourquoi, par exemple, une plaquette blanche plongée dans l’eau parait de plus en plus bleue en fonction de la profondeur à laquelle on la photographie. On dit que la balance des blancs de la photo vire vers le bleu. Pour contrer cet effet, DxO a incorporé un algorithme qui, lors de la prise de vue, va corriger cette balance des blancs de façon à rééquilibrer au mieux les teintes rouges. J’essaye d’expliquer ce processus dans le schéma suivant :

Correction automatique de la balance des blancs sur la DxO ONE

Les images JPEG produites directement lors des prises de vue sous-marines vont voir leur balance des blancs automatiquement corrigées, ce qui va donner un résultat plus naturel et « moins bleu » quelle que soit la profondeur à laquelle on se trouve. Voici ci-dessous une illustration de cette correction automatique :

Illustration de la correction automatique de la balance des blancs effectuée dés la prise de vue avec une DxO ONE

Cette correction automatique conviendra dans la majeure partie des cas. Cependant, pour les puristes, une correction manuelle de la balance des blancs reste aussi disponible via le traitement du RAW généré par la ONE.

Aparté sur le filtre orange

Pour rééquilibrer le spectre lumineux, il existe aussi une autre méthode qui se base sur l’utilisation d’un « filtre orange ». Ce filtre est une plaquette de plastique orangé qu’on fixe devant l’objectif d’un appareil photo afin d’améliorer les photos prises sous l’eau. Mais que fait exactement ce bout de plastique ? Il va filtrer principalement les teintes bleues afin de réduire leurs prédominances lors de la prise de vue. Si je schématise, j’obtiens ceci :

Utilisation du filtre orange pour diminuer la prédominance des teintes bleus

A mon sens, trois problèmes existent avec cette solution :

  • Le filtre orange enlève de l’information avant la prise de vue puisqu’il retire une partie du spectre des bleus. Cela va donc nuire au piqué des photos.
  • Les photos obtenues seront assombries et on devra augmenter en sensibilité (et donc en bruit) pour compenser cette perte de luminosité.
  • Ce filtre reste constant quelles que soient les conditions de luminosités et de profondeurs, ce qui donne des images au rendu incertain, avec des teintes rouge-orangés « du plus bel effet » lorsqu’on photographie en surface…

Correction manuelle de la balance des blancs directement sur son iPhone

La ONE permet de capturer les images au format RAW. Elle peut transférer maintenant aisément ce RAW sur votre iPhone où il est possible de le développer très simplement via des applications disponibles gratuitement sur l’App-Store comme par exemple Lightroom ou Snapseed. Vous pourrez ainsi retoucher vos plus belles photos afin de les rendre encore plus saisissantes. Pour ce faire, je vous redirige vers mon tutoriel précédent.

Une fois le RAW transféré sur votre iPhone (ou sur un iPad qui est encore plus confortable pour voir le résultat des corrections), on peut l’ouvrir sur Lightroom et modifier la balance des blancs via l’onglet « Couleur » comme indiqué ci-dessous :

Modification de la balance des blancs sur l’application Lightroom tournant sur iPhone

Une fois la teinte et la température fixée, on peut s’attaquer au contraste, à la vibrance et la saturation pour obtenir le résultat désiré…

Comparaison entre la balance des blancs corrigée automatiquement sur DxO ONE et celle obtenue après derawtisation sur iPhone par Lightroom

Aller plus loin avec DxO Optics Pro

Il faut néanmoins savoir que si le traitement du RAW via Lightroom sur son iPhone permet d’obtenir très rapidement une photo somme toute fort sympathique, on reste quand même en deçà de ce que peut donner un traitement plus poussé sur des machines plus conséquentes. La dérawtisation sur PC/MAC via la « vraie » application Lightroom ou un autre dérawtiseur du marché comme DxO Optics Pro par exemple, va permettre d’améliorer le lissage du bruit à haute sensibilité et la clarté de l’image  (entre autres choses). Tout est une question de curseur à partir duquel on considère qu’une photo est de qualité suffisante pour être diffusée et montrée. Le traitement du RAW offert par Lightroom ou Snapseed sur iPhone permet d’obtenir un excellent rapport entre la qualité d’image obtenue et la rapidité ainsi que la simplicité du traitement effectué. Pour des développements de RAW encore plus propre, il faudra se tourner vers des solutions plus lourdes et chronophages.

De mon côté, j’utilise DxO Optics Pro comme dérawtiseur sur mon PC (je l’utilisais même avant d’être embauché chez DxO : c’est dire tout le bien que je pense de lui…). Je présente ici une dernière comparaison Lightroom sur iPhone / Optics Pro sur PC qui montre qu’on peut encore améliorer sa photo, pour peu qu’on souhaite passer un peu plus de temps et de moyens pour le traitement des RAW.

Comparaison entre la balance des blancs obtenue après derawtisation sur iPhone par Lightroom et celle obtenue après derawtisation par DxO Optics Pro sur PC

A propos de l’auteur : je suis ingénieur en informatique et j’ai travaillé pendant 3 ans  chez DxO sur le micrologiciel de la DxO ONE. Je pratiquais la photo bien avant d’être embauché chez DxO et je continue toujours à la pratiquer aujourd’hui. Je fais essentiellement de la photographie animalière et de nature, et plus spécifiquement de la photographie sous-marine. Mon passif sur le sujet s’étoffe avec le temps : j’ai « commis » quelques publications dans des magazines photos et j’ai été sélectionné (et parfois lauréat) dans plusieurs concours prestigieux comme celui du festival de Montier en Der ou celui de Namur ou encore le « European Wildlife Photographer of the Year » – GDT.